Le droit des affaires en vigueur au Cameroun est le droit OHADA (Organisation pour l’harmonisation en Afrique du Droit des Affaires). Il reconnait deux grandes catégories d’entreprises : les entreprises individuelles (personne physique) et les sociétés (personne morale). A côté de ces deux catégories nous pouvons ajouter les Groupements d’Intérêts Économique.
Toute personne physique ou morale étrangère, quelle que soit son lieu de résidence, peut entreprendre et exercer une activité économique au Cameroun. Elle peut, individuellement ou en association avec d'autres, exercer cette activité, soit sous le régime de droit commun, soit sous l'un des, régimes spéciaux institués par les lois et règlements en vigueur. Dans tous les cas, elle bénéficie de la pleine protection du droit camerounais.
Tout investissement agréé bénéficie de la garantie des risques non commerciaux aux conditions de l'article 15 du traité instituant l'Agence multilatérale de garantie des investissements, ratifié par le Cameroun.
C’est une forme d’entreprise idéale pour les entrepreneurs ou commerçant qui veulent agir seul sans associé. Elle ne nécessite pas de capital social et ne nécessite pas de statuts. Le patrimoine de l’entreprise et du promoteur sont confondus.
C’est une forme de société avec un capital défini qui nécessite l’association d’au moins deux personnes. Les associés peuvent être des majeurs ou mineurs ou même une autre entreprise. Le patrimoine de l’entreprise et des associés sont distincts.
Les pièces et documents à fournir pour créer un établissement au Cameroun sont les suivantes :
Une fois réunis, ces éléments doivent être déposés dans les bureaux du CFCE et le création d'entreprise doit recevoir dans un délai de 72 heures les documents officiels suivants attestant la création de l'entreprise :
| Institutions compétentes | Centre de Formalité de Création d’Entreprise |
La procédure de création d’une société à responsabilité limitée au Cameroun varie en fonction du capital de l’entreprise. Les SARL sont classées en deux catégories, on distingue :
Sociétés à capital compris entre 100 000 XAF et 999 999 XAF ou Seing privé
Pour la création d’une entreprise sous seing privé, il faut passer par les étapes suivantes :
Preparation des statuts
Le promoteur doit rédiger ou faire rédiger des statuts pour la nouvelle entreprise puis les soumettre à l’appréciation du chef de centre pour validation. Les statuts doivent être saisis recto verso puis paraphés sur toutes les pages et il faut apposer la mention lu et approuvé sur la dernière page. Les statuts de l’entreprise doivent être photocopiés et produits en 6 exemplaires parmi lesquels 4 doivent être timbrés.
Dépôt du dossier de création de l’entreprise
Une fois les statuts prêts, il faut déposer le dossier complet auprès du CFCE. Les pièces à fournir pour la création d’un société sous seing privé au Cameroun sont :
Une fois ces éléments réunis ils doivent être déposé au CFCE.
La création d’une entreprise sous seing coute donc environ 55 000 XAF , auquel s’ajoute les frais de timbres des 4 copies des statuts.
Sociétés à capital supérieur ou égal à 1 000 000 XAF
Pour les sociétés dont le capital est supérieur ou égal à 1 million, le promoteur de l’entreprise doit se rendre chez un notaire pour l’établissement des statuts et du registre de commerce et du crédit mobilier (RCCM). Le Notaire se charge de préparer les statuts et tous les documents nécessaire à la création de l’entreprise en fonction des information fournies par lui par le ou les promoteurs de l’entreprise.
Une fois ces documents (statuts et registre de commerce) obtenus chez le Notaire, le contribuable n’a plus besoin d’aller au CFCE pour l’obtention de la carte de contribuable ou attestation d’immatriculation. il peut éditer lui-même l’attestation d’immatriculation à travers internet sur le site www.impôts.cm.
Le Centre de Formalités de Création des Entreprise (CFCE) fait office de guichet unique pour la création d'entreprise au Cameroun.
Les premiers CFCE sont alors créés en 2010 dans l’optique de faciliter les démarches administratives de création d’entreprises au Cameroun. Le CFCE regroupe en un seul lieu géographique toutes les formalités relatives a la création d’entreprises à savoir :
Les coûts et les délais de création d’entreprises sont réduits.
Les procédures de création sont simplifiées à travers le nombre de pièces à fournir en une seule liasse et au terme de 72h de circulation du dossier, la déclaration de création d’entreprise est délivrée.
Au terme du processus de création de l’entreprise auprès du CFCE ou du Notaire, le promoteur de l’entreprise doit ensuite se rendre dans le centre d’impôts auquel il est rattaché pour faire enregistrer son entreprise et commencer ainsi à payer les impôts. Le centre d’impôt de chaque entreprise en affecté en fonction de la localisation de l’entreprise.
La loi sur les incitations à l'investissement privé en République du Cameroun, est applicable aux personnes physiques ou morales camerounaises ou étrangères, résidentes ou non résidentes, au titre de l'exercice de leurs activités ou de leur participation au capital des sociétés camerounaises, en vue d'encourager l'investissement privé et d'accroitre la production nationale.
La loi du 18 avril 2013 fixe les incitations à l'investissement privé au Cameroun. Les différents types d'incitations aux investisseurs et étrangers peuvent être classés en deux catégories : les incitations communs et les incitations spécifiques :
Il existe des régimes et codes particuliers également avantageux pour les investisseurs. il s'agit notamment, du code minier, du code pétrolier et du régime de contrat de partenariat public-privé qui, tous, prévoient d'autres mesures incitatives propres à ces domaines d'activités.
| Documents utiles | Loi N° 2013 004 du 18 Avril 2013 |
| Institutions compétentes | Agence de Promotion des Investissements Agence de Promotion des Petites et Moyennes Entreprises |
Les incitations fiscales et douanières
Ces incitations sont accordées à l’investisseur pendant les phases d’installation et d’exploitation.
Pendant la phase d’installation, qui ne peut excéder 5 ans, à compter de la date de délivrance de l’agrément, l’investisseur bénéficie des avantages suivants :
Les incitations financières et administratives
L’investisseur est soumis au régime de change de la République du Cameroun et sous réserve du respect des obligations qui lui incombent, notamment en matière de régime de change et de législation fiscale, l’investisseur bénéficie des avantages suivantes :
| Institutions compétentes | Ministère des Finances |
Les incitations spécifiques peuvent être accordées aux entreprises qui réalisent des investissements permettant d’atteindre les objectifs prioritaires ci-après :
Toute entreprise qui envisage de réaliser les investissements permettant d’atteindre les objectifs prioritaires sus - visés peut prétendre, selon le cas, au bénéfice des incitations communes ci-après :
Les entreprises qui réalisent des opérations d’exportation bénéficient, dans leurs activités :
| Institutions compétentes | Ministère des Finances Agence de Promotion des Investissements Agence de Promotion des Petites et Moyennes Entreprises |
La Loi de 2013 prévoit des incitations particulières : il s'agit notamment, du code minier, du code pétrolier et du régime de contrat de partenariat public-privé qui, tous, prévoient d'autres mesures incitatives propres à ces domaines d'activités
Cette Loi de 2013 concède de nombreux avantages fiscaux et administratifs aux entreprises. Elle a pour
objectifs de favoriser, de promouvoir et d’attirer les investissements
productifs en vue de développer les activités orientées vers la promotion d’une
croissance économique forte, durable et partagée, ainsi que l’emploi.
A ce jour, plus de 60 entreprises ont déjà bénéficié des incitations offertes par ladite loi, pour un investissement global de près de 700 milliards de XAF et environ 23 000 emplois projetés
A cette loi, s’ajoute depuis 2016 un document essentiel d’orientation en matière d’investissement qu’est le Plan Directeur d’Industrialisation du Cameroun (voir chapitre 7). Chapitre 7 du loi?
| Documents utiles | Recuiel des incitations et avantages a l'investissement au Cameroun |
Les projets d'investissement au Cameroun sont pour la plus part dotés d'un volet environnemental. Le système d'étude d'impact environnemental suggère que les investisseurs conduisent une étude d'impact environnemental initial afin de déterminer si le projet ou l'investissement en question sera sujet à une étude plus approfondie ou non.
Le ministère de l'Environnement est l'autorité compétente qui approuve le volet environnemental de tout projet. Compte tenu de niveau d'investissement et de la nature du projet, different types d'étude d'impact environnemental sont réalisés:
La procédure requiert que l'investisseur et le Ministère définissent les termes de référence, qui conduiront à l'étude d'impact environnemental par des cabinets agréés. Après validation par le Ministère, un certificat de conformité environnementale est délivré en guise d'approbation finale.
Des contrôles sont effectués par les autorités compétentes afin d'assurer du bon déroulement des activités et le respect de toutes les normes environnementales.
| Documents utiles | Normes environnementales et procédures d'inspection |
| Institutions compétentes | Ministère de l'Environnement, de la protection, de la Nature, et du Développement Durable |
Les démarches
administratives nécessaires à la création d'une entreprise ont été significativement améliorées depuis la création du Centre de Formalités de Création des Entreprises (CFCE). Les investisseurs sont en général satisfaits nonobstant quelques difficultés dans la collecte des informations y relatives.
Le Cameroun est très diversifié sur le plan démographique. Il comporte les hautes densités des pays du Golfe de Guinée, à l'ouest et au nord, et les plus faibles densités de l'Afrique centrale au sud et à l'est.
La population, estimée à 23 248 044 habitants en 2017, est inégalement répartie sur le territoire national et vit majoritairement en zone rurale. C’est est une population jeune (56%) dont environ 58,4% en milieu urbain.
Une multitude de groupes ethniques (plus de 250) compose la population du Cameroun. Le pays est bilingue avec une majorité qui parle à la fois le français et l’anglais.
Quelques indicateurs sur la population du Cameroun
Structures d'enseignement supérieures
Le Cameroun compte 8 Universités d’État, dont une Université à caractère Anglo-saxonne, composées de Facultés et des Écoles de formation professionnelles. A ces formations étatiques, s’ajoutent de nombreuses formations universitaires privées. Toutes ces institutions universitaires forment dans les domaines aussi variés que les sciences juridiques, politiques et économiques, les Arts, Lettres et Sciences humaines, les Sciences fondamentales et l’Agriculture, les Techniques Industriels, le Génie Civil et le Génie Minier, les Sciences de l’Éducation, etc.
Enseignement secondaire
Le Cameroun compte de nombreux établissements publics et privés du niveau secondaire général et technique. Il existe également des Collèges à caractère international et ceux qui dispensent les programmes Américain, Turc et Espagnol.
Qualification de la main d'œuvre
En général, le Cameroun dispose d’une main d’œuvre relativement qualifiée.
Le Cameroun est membre de l'Organisation Internationale du Travail (OIT) de puis 1960. Le Cameroun a ratifié la plupart des conventions de l'OIT en matière de droit de travail. Les dernières conventions à être ratifiées par le Cameroun portent sur :
Le droit camerounais instaure deux types de contrats : le contrat à durée indéterminée (CDI) et le contrat à durée déterminée (CDD). Ces contrats peuvent être écrits ou oraux.
Contrat de travail à durée déterminée
Le contrat à durée déterminée est contracté pour une durée maximale de
deux ans et n’est renouvelable qu’une seule fois pour les nationaux et
indéfiniment pour les étrangers.
Contrat de travail à durée indéterminée
Le contrat à durée indéterminée est réservé aux nationaux, à l’exception des contrats conclus antérieurement à la loi. Le contrat de travail à durée indéterminé peut être écrit ou verbal. Le contrat de travail à durée indéterminée peut être conclu pour un travail à temps plein ou pour un travail à temps partiel.
Dans les contrats à durée indéterminée, la période d’essai ne peut excéder quinze jours pour les employés, ouvriers et manœuvres payés à l’heure ; un mois pour les employés, ouvriers et manœuvres payés au mois et trois mois pour les agents de maîtrise, cadres et assimilés. Cette période ne peut être renouvelée qu’une fois et par écrit.
Autres types de contrats
Il peut également y avoir des contrats pour un travail temporaire tels que: le remplacement d'un travailleur absent; remplacement d'un travailleur dont le contrat est suspendu; l'achèvement d'un travail dans un délai déterminé et nécessitant du personnel supplémentaire; un travail occasionnel visant à faire face à une accroissement imprévu des activités de l'entreprise en raison de la conjoncture économique; l’exécution des travaux urgents pour prévenir des accidents imminents, l'organisation de mesures d'urgence ou la réparation d'équipements, d'installations ou de bâtiments de l’entreprise présentant un danger pour les travailleurs; et un travail saisonnier généré par la nature cyclique ou climatique des activités de l'entreprise.
Il n'y a aucune exigence que le contrat à durée indéterminée soit écrit. Toutefois, les contrats à durée déterminée et ceux nécessitant un engagement à l’essai doivent être constatés par écrit.Un contrat de travail concernant un travailleur étranger travailleur de nationalité étrangère doit, avant tout commencement d'exécution, être visé par le Ministre chargé du Travail. La demande d’approbation incombe à l'employeur. Si l’approbation est refusée, le contrat est nul et non avenu. Si le Ministère n'a pas fait connaître sa décision dans un délai de deux mois consécutifs à la réception de la demande de l’approbation, cette dernière sera réputée avoir été accordée.
Toutefois, certains étrangers peuvent conclurent des contrats à durée indéterminée si ils bénéficient du statut de « résidents privilégiés ». Les étrangers, quelque soit leur statut, ont également besoin du visa du Ministre du travail pour exercer une activité professionnelle. Ces contrats prévoient généralement une période d’essai.
La sécurité sociale camerounaise comporte 3 branches gérées par la Caisse Nationale de la Prévoyance Sociale (CNPS) :
La législation camerounaise de sécurité sociale ne prévoit pas de couvertures pour les soins de santé et le chômage.
Répétition de la section sur la sécurité sociale
Obligations de l'employeur
Le Code du Travail oblige les employeurs à :
Il n'existe pas d'assurance chômage mais les employeurs sont tenus de payer une indemnité de départ à un employé :
| Institutions compétentes | Caisse Nationale de Prévoyance Sociale |
La durée légale du travail dans tous les établissements publics ou privés non agricoles, ne peut excéder quarante (40) heures par semaine.
Tout travail effectué entre dix heures du soir et six heures du matin est considéré comme travail de nuit.
Le repos des femmes et des enfants doit avoir une durée de douze (12) heures consécutives au minimum.
Le repos hebdomadaire est obligatoire. Il est au minimum de vingt quatre (24) heures consécutives par semaine. Il est pris, en principe, le dimanche et ne peut en aucun cas être remplacé par une indemnité compensatrice. Le code du travail dispose de l’existence d’un salaire minimum et fixe les conditions de paiement et de retenues sur les salaires.
Le contrat de travail à durée déterminée prend fin de plein droit à l’échéance du terme. Le contrat de travail à durée déterminée peut être rompu avant l’échéance du terme dans les cas suivants :
La résiliation du contrat de travail à l’initiative de l’employeur ne peut intervenir que dans le cadre d’un CDI. Celui-ci doit justifier d’un motif soit économique, soit personnel.
Motifs économiques (non exhaustif) :
Motifs personnels (non exhaustif) :
Indemnités : les indemnités légales de licenciement sont fixées, au-delà de deux ans, à 30 % du salaire mensuel par année d’ancienneté et ne sont pas dues en cas de faute lourde.
Des dommages et intérêts peuvent être accordés par le tribunal, en cas de licenciement abusif, à hauteur maximale de 1 mois de salaire par année d’ancienneté.
Le salaire à prendre en considération aux alinéas précédents est le salaire moyen mensuel brut des douze derniers mois d’activité du travailleur.
Ces dommages- intérêts ne se confondent ni avec l’indemnité pour non- observation du préavis, ni avec l’indemnité de licenciement.
Les syndicats
Le code du travail autorise les salariés à s’organiser en syndicat. La grève est très réglementée et ne peux être utilisée qu’en cas d’échec des négociations en ultime recours.
Les syndicats professionnels jouissent de la personnalité civile. Ils ont le droit d’ester en justice et d’acquérir sans autorisation, à titre gratuit ou à titre onéreux, des biens meubles ou immeubles.
Les délégués du personnel
Les délégués du personnel ne peuvent être licenciés que si leur emploi est supprimé et après autorisation de l’inspecteur du travail du ressort.
Tout licenciement d’un délégué du personnel, titulaire ou suppléant, envisagé par l’employeur est subordonné à l’autorisation de l’inspecteur du travail du ressort.
L’inspecteur du travail doit, après enquête contradictoire, s’assurer que le licenciement envisagé n’est pas motivé par les activités du délégué du personnel dans l’exercice de son mandat.
Tout licenciement effectué sans que l’autorisation ci-dessus ait été demandée et accordée est nul et de nul effet.
Toutefois, en cas de faute lourde, l’employeur peut, en attendant la décision de l’inspecteur du travail, prendre une mesure de suspension provisoire. Si l’autorisation n’est pas accordée, le délégué est réintégré avec paiement d’une indemnité égale aux salaires afférents à la période de suspension.
La réponse de l’inspecteur du travail doit intervenir
dans un délai d’un mois. Passé ce délai, l’autorisation est réputée
accordée, à moins que l’inspecteur du travail ne notifie à l’employeur
qu’un délai supplémentaire d’un mois lui est nécessaire pour achever
l’enquête.
Les conventions collectives
La convention collective de travail est un accord ayant pour objet de régler les rapports professionnels entre les employeurs et les travailleurs, soit d’une entreprise ou d’un groupe d’entreprises, soit d’une ou plusieurs branches d’activités. Cet accord est conclu entre :
La convention collective peut mentionner des dispositions plus favorables aux travailleurs que celles des lois et règlements. Elle ne peut déroger aux dispositions d’ordre public.
L’article 61 alinéa 1 de la loi n° 92/007 du 14 août 1992 portant code du travail camerounais dispose à cet égard que : « au sens de la présente loi, le terme « salaire » signifie, quel qu’en soient la dénomination et le mode de calcul, la rémunération ou les gains susceptibles d’être évalués en espèces et fixés, soit par accord, soit par des dispositions réglementaires ou conventionnelles, qui sont dus en vertu d’un contrat de travail par un employeur à un travailleur, soit pour le travail effectué ou devant être effectué, soit pour les services rendus ou devant être rendus ».
En conséquence et ainsi que le confirme l’article 141 nouveau du traité de Rome reprenant
la définition de la Convention n°100 de l’Organisation Internationale du Travail, par salaire, il
faut donc entendre le salaire ou traitement ordinaire de base et toute somme ou tous
avantages payés directement en espèces ou en nature (mais susceptible d’être chiffré en
argent) par l’employeur au travailleur en raison de l’emploi de ce dernier, étant précisé que
lesdits avantages peuvent être actuels ou futurs. Cette définition bien plus complète, permet
d’intégrer dans la notion de salaire, des gains très différents par leur origine ou par leur
finalité.
| Unité | Valeur | Année | Commentaire | |
|---|---|---|---|---|
| Directeur senior | USD | 3 350 à 5 000 | 2020 | par mois |
| Spécialiste IT senior | USD | 3 000 à 3 382 | 2020 | par mois |
| Directeur commercial | USD | à partir de 1 675 | 2020 | par mois + avantages et commissions sur ventes |
| Manager | USD | 636 à 700 | 2020 | par mois |
| Ingénieur | USD | 644 à 689 | 2020 | par mois |
| Caissier | USD | 326 à 350 | 2020 | par mois |
| Assistant comptable | USD | 310 à 335 | 2020 | par mois |
| Technicien qualifié | USD | 200 à 340 | 2020 | par mois |
| Salaire minimum | USD | 61 | 2014 | par mois |
| Documents utiles | Loi no 92-007 du 14 août 1992 portant Code du Travail Guide du Travailleur au Cameroun |
| Institutions compétentes | Ministère du Travail et de la Prévoyance sociale |
La sécurité sociale camerounaise comporte 3 branches gérées par la Caisse Nationale De la Prévoyance Sociale (CNPS) :
La législation camerounaise de sécurité sociale ne prévoit pas de couvertures pour les soins de santé et le chômage.
Le Code du Travail oblige les employeurs à :
Il n'existe pas d'assurance chômage mais les employeurs sont tenus de payer une indemnité de départ à un employé :
Le montant versé représente un pourcentage pour chaque année de service, variable selon la durée de travail :
Depuis le 3 novembre 2014, la CNPS propose une assurance volontaire couvrant les risques vieillesse, invalidité et décès. Les travailleurs indépendants et les étudiants dès l'âge de 14 ans peuvent y adhérer. Le montant de la cotisation représente 8,40 % du revenu mensuel moyen sans que ce revenu ne soit inférieur au SMIG, ni supérieur au plafond des rémunérations en vigueur (750 000 XAF ou 1 187,61 USD).
Depuis juillet de 2014, le SMIG est égal à 36 270 XAF (55,4 USD) par mois pour 40 heures de travail par semaine.
| A la charge de l'employeur | A la charge du salarié | Plafond mensuel | |
|---|---|---|---|
| Prestations familiales | 7 % pour les travailleurs relevant du régime général, y compris les domestiques et les gens de maison | 750 000 XAF | |
| 5,65 % pour les travailleurs relevant du régime agricole et assimilés | |||
| 3,70 % pour le personnel de l'enseignement privé | |||
| Assurance pension | 4,20 % | 4,20 % | 750 000 XAF |
| Accidents du travail et maladies professionnelles | 1,75 %, 2,5 % ou 5 % suivant les risques encourus dans l'entreprise | Totalité du salaire |
| Documents utiles | Décret N°2016 /072 du 15 février 2016 fixant les taux des cotisations sociales |
Tout étranger peut exercer une activité salariée au Cameroun, et aucun quota n'est fixé quant au nombre d’employés étrangers qu’une société peut recruter. En revanche une société ne peut faire appel à une main d’œuvre étrangère que si la compétence recherchée est indisponible sur le marché du travail national. Dès que vous exercez une activité professionnelle (sauf si vous êtes détaché par votre employeur dans le cadre de la convention), vous êtes assujetti à la législation camerounaise de sécurité sociale et bénéficiez de ses prestations pour vous-même et les membres de votre famille qui résident sur le territoire camerounais.
Pour pouvoir travailler au Cameroun, l'expatrié devra obtenir un titre de séjour prévu à cet effet. Dans le cadre de cette démarche, les documents à fournir sont les suivants :
La durée légale du temps de travail est de 40 heures pour tous les secteurs autres qu'agricole, où le quota est fixé à 48 heures. L'âge de la retraite est quant à lui fixé à 60 ans.
Encadré par la loi du travail et les conventions collectives, le contrat de travail est aussi complété par les accords d'entreprise et la négociation entre l'employeur et le salarié. Si les termes sont solidement bâtis, les conditions d'embauche et les contraintes de licenciements sont, quant à elles, très souples
| Documents utiles | Receuil textes applicables aux étrangers au Cameroun Loi du 10-janvier 1997 Entree et sortie des etrangers au Cameroun. |
| Institutions compétentes | Ministère des Relations Extérieures |
Outre Eneo, le parc de production d’électricité est constitué par le barrage hydroélectrique de Memve’ele (dont le contrôle est assuré par EDC) et ses 211 MW de puissance installée; la centrale à gaz de Kribi (211 MW), gérée par KPDC; la centrale thermique de Yassa (86 MW), exploitée par DPDC; les centrales thermiques de Maroua et Bertoua (15 MW) de l’entreprise britannique Aggreko.
Le Cameroun compte porter sa capacité installée de production d’électricité à 5 000 mégawatts (MW) d’ici à 2030, d’après l’objectif fixé dans la nouvelle Stratégie nationale de développement 2020 – 2030 (SND30).
Les choix du gouvernement en matière de mix énergétique, pour la prochaine décennie, vont être portés sur l’énergie hydroélectrique, l’énergie photovoltaïque, l’énergie thermique à base du gaz et l’énergie issue de la biomasse.
Au niveau de l’hydroélectricité, qui représente plus de 60% de l’énergie consommée au Cameroun, l’Etat s‘engage à poursuivre le développement des ouvrages de production “en privilégiant l’approche des partenariats public-privé et des productions indépendantes d’électricité (IPP)”.
Les barrages hydroélectriques à développer identifiés dans la SND30 sont ceux de Nachtigal-Amont (420 MW), Bini à Warak (75MW), Menchum (72 MW), Song-Ndong (270MW), Grand-Eweng (1 800MW), Katsina-Ala (485 MW), Makay (350 MW), Mouila-Mogue (420 MW), Kikot(450 MW), Ndjock (200 MW), Ngoila (84 MW) et Chollet (600 MW).
| Unité | Valeur | Année | Commentaire | |
|---|---|---|---|---|
| Consommations inférieures à 110 kWh | USD | 0.087 | 2012 | Clients basse tension - Usages domestiques ou résidentiels |
| Consommations entre 111 et 400 kWh | USD | 0.136 | 2012 | Clients basse tension - Usages domestiques ou résidentiels |
| Documents utiles | Decision n° 96/ARSEL/DG/DCEC/SDCT du 28 mai 2012 Guide de l'Investisseur 2019 |
L’eau distribuée par les opérateurs ou concessionnaires agréés, et non pas les stations et/ ou forages locaux privés.
| Documents utiles | Guide l'investisseur 2019 |
| Institutions compétentes | Cameroon Water Utilities Corparation |
Le marché des télécommunications au Cameroun s’est progressivement libéralisé depuis l’adoption de la loi N°98/014 du 14 juillet 1998. Cette libéralisation a permis d’attirer de nouveaux investisseurs autres que l’Etat sous réserve que ceux-ci remplissent les critères exigés par la règlementation.
Cette ouverture a permis la création de nouveaux services au regard du potentiel du marché de la téléphonie mobile au
Cameroun et des avancées technologiques notamment le développement des technologies 3G et 4G.
En ce qui concerne le marché de l’internet et des transmissions des données, près d’une vingtaine de fournisseurs d’accès et de services à valeurs ajoutées se bousculent.
L’Agence de Régulation des Télécommunications, à laquelle sont assignées les missions de régulation, de contrôle et de suivi des activités des opérateurs du secteur des Télécommunications et des TIC se donne entre autres obligations de publier sous forme de recueil, les données statistiques produites annuellement
Le réseau de télécommunication au Cameroun comporte 4 sous-réseaux :
La capacité totale de la connectivité du Cameroun à l’international estactuellement de 104Gbps+32Tbps. Cette connectivité internationale repose sur les quatre points d’atterrissement de câbles sous-marins à fibre optique en service, à savoir :
| Unité | Valeur | Année | Commentaire | |
|---|---|---|---|---|
| MTN | XAF | 0,005 / Kbps | 2019 | |
| ORANGE | 2019 | Selon le forfait souscrit (pas de tarification à l’acte) | ||
| NEXTTEL | XAF | 25 /Mb | 2019 | |
| CAMTEL | XAF | 30 /Mb | 2019 |
| Documents utiles | Observatoire Annuel télécommmunications 2019 |
| Institutions compétentes | Agence de Régulation des Télécommunications Cameroun |
Le Cameroun possède 4975 km de routes goudronnées, 11 700 km non goudronnées, 12353 km de routes rurales, 3300 km de routes à bitumer dans 15 ans.
| Institutions compétentes | Ministère des Travaux Publics Agence de Promotion des Investissements |
Le transport ferroviaire au Cameroun est assuré par CAMRAIL. Le Cameroun dispose d’un total de 1016 km de réseau ferroviaire.
Ceci est divisé comme suit:
Ce réseau ferroviaire doit être étendu de Mbalam à Kribi de 450 km afin d’assurer le transport facile du fer du minerai de fer de Mbalam au port maritime de Kribi.
Au Cameroun, il existe plusieurs compagnies aériennes dont celle de l’Etat est géré par Camair-Co.
Le Cameroun a plusieurs ouvertures sur le monde extérieur par voie maritime.
Le transport maritime est vraiment développé avec l’existence du port de Douala étant l’un des plus grands ports d’Afrique et un port de desserte pour certains pays enclavé d’Afrique centrale comme le Tchad.
Outre les actifs susmentionnés, le positionnement central du port de Kribi dans le golfe de Guinée permet au port de capter les flux de trafic en provenance et à destination des pays enclavés. Conscientes de l’environnement concurrentiel qui singularise le littoral ouest-africain, les autorités camerounaises se sont engagées dans des réformes fiscales, juridiques, tarifaires et douanières afin de créer un environnement propice au développement des trafics de transit et de transbordement.
Le transport terrestre étant libéralisé, chaque société du secteur applique ses propres tarifs. Cependant on peut relever :
- 1 TC40' (c’est à dire un container de 40 pieds) = 60 mètres cubes est évalué à 4 829 USD (4 573,47 €) de 0 à 10 tonnes ;
- 1 TC20'= 30 mètres cube est évalué à 2 414.76 USD (2 286, 74 €) de 0 à 10 tonnes ; Les excédents sont payés à 144,88 USD (137,2 €) la tonne supplémentaire.
- Exemple : si 10 tonnes = 4 829.53 USD dans un TC40', 15 tonnes donneront 5 553.97 USD.
- Produits pondéreux et sacherie : 169 USD (160,07 €) la tonne ;
- Produits containerisés
- 40 pieds = 6 439.38 USD (6 097,96 €)
- 20 pieds = 4 024.61 USD (3 811,22 €), les excédents sont facturés à 160.98 USD la tonne.
Transport ferroviaire : de XAF 23,50 (graines) à 49,5 (bois débités)/ T pour 35 à 50 tonnes.
Les liquides, c'est à dire le carburant et les liquides en vrac (huile de moteur,...), sont facturés à 0.217 USD le litre pour le trajet Douala – Bangui.
Fret par air : 4.18 USD / kg (Douala-Paris) à 14.32 USD / kg (Douala-Tokyo)
Fret liquide en vrac maritime : nd
Fret solide ou par conteneur fluvial et maritime : de 0.181 USD à 0.363 USD par m3 ou T/ km
Énergie
Sont retenues ici, les principales sources d’énergie fournies aux entreprises du Cameroun par des concessionnaires, en dehors des groupes électrogènes ou stations d’énergies privées dont certains industriels sont équipés à titre privé : Il s’agit notamment des carburants, de l’électricité et du gaz.
Le tableau ci-dessous récapitule l’évolution des prix pratiqués depuis 2012.
| Unité | Valeur | Année | Commentaire | |
|---|---|---|---|---|
| Super | USD | 1,14 | 2022 | |
| Gazoil | USD | 0,92 | 2022 | |
| Pétrole lampant | USD | 0,56 | 2022 |
Le régime foncier a été réformé pour faciliter l’accès à la propriété. En effet, la réforme du régime foncier intervenue en 2005 par décret no 2005/481 du 16 décembre 2005 (modifiant et complétant certaines dispositions du décret Nº 76/165 du 27 avril 1976 fixant les conditions d'obtention du titre foncier) a permis de déconcentrer la gestion foncière et d'alléger,de simplifier et de sécuriser ainsi l'accès à la propriété, en plus des mesures prises pour les concessions et les baux emphytéotiques en faveur des entreprises.
Selon le Ministère des domaines et des affaires foncières, les nouvelles dispositions ont effectivement raccourci les délais et simplifié la procédure d'obtention du titre foncier.
En plus, le nouveau décret sécurise davantage le titre foncier en frappant de nullité les bornages clandestins effectués par un géomètre en dehors de la Commission consultative, et en prescrivant que les procès-verbaux de bornage soient contresignés par le Président de la Commission consultative, le chef du village, ainsi que tous les riverains.
A côté de ce dispositif légal, le gouvernement a prévu des mesures particulières pour l'implantation des entreprises qui ont besoin de réserves foncières pour leurs exploitations (bail emphytéotique) ou d'une emprise du domaine de l'Etat pour leurs activités (concession).
L'acquisition d'un terrain au Cameroun se matérialise par l'obtention d'un titre foncier qui est un véritable titre de propriété reconnu par l’État du Cameroun. Trois types de procédures existent en fonction des origines du terrain :
La concession c'est la procédure par laquelle l’État autorise toute personne qui le désire et qui a un projet de développement à le réaliser sur un espace non occupé du domaine national. Elle se fait en deux phases; une phase provisoire et une phase définitive.
La demande de concession provisoire est déposée au service des domaines. Le chef service départemental des domaines saisit le préfet qui convoque une commission consultative. Cette commission effectue une descente sur le terrain et transmet au Ministre des domaines un procès verbal avec un avis motivé sur le statut juridique du terrain et la faisabilité du projet sur la parcelle.
L'acquéreur dispose de cinq années pour mettre en valeur la parcelle conformément au cahier de charge. La concession définitive n'est obtenue qu'après le constat de mise en valeur de la parcelle par les autorités compétentes. En cas de non respect des obligations imposées au concessionnaire, il est déchu de ses droits sur l'immeuble et la concession prend fin.
Le domaine privé de l’État peut être attribué en jouissance ou en propriété à des personnes physiques ou morales. Les actes de vente du domaine privé de l’État doivent ne sont valables qu’après autorisation et visa du ministre chargé des domaines et des affaires foncières. Le paiement intégral du prix après autorisation du Ministre donne droit au morcellement ou à la mutation du titre foncier.
Le titre foncier est la certification officielle de la propriété immobilière. Les transactions immobilières entre privés peuvent se faire par mutation ou par morcellement. La mutation du titre foncier est faite à la suite de la cession complète, à titre gratuit ou onéreux d'un immeuble. Par ailleurs, le démembrement de l'immeuble à la suite de ventes successives ou de partage entraîne le morcellement du titre foncier initial au profit des acquéreurs.
La loi exige que les transactions immobilières entre privés s’effectuent par devant notaire. Le notaire est également chargé de l’enregistrement de l’acte de vente aux impôts et de la transmission de la demande du titre foncier aux services des domaines et de la conservation foncière.
Location de terrain industriel au Cameroun
La Mission d'Aménagement et de Gestion des Zones Industrielles (MAGZI) met à la disposition des opérateurs économiques sous forme de location des :
Par ailleurs, la MAGZI offre à ses clients les services d’accompagnement suivants :
Les tarifs de location des terrains en zones industrielles MAGZI sont très concurrentiels et sont compris dans une fourchette qui en permet la flexibilité en fonction des critères de nature à favoriser l’implantation des industriels tels que notamment :
La location d'un bien immobilier est régulée par un contrat de location signé entre le locataire et le bailleur. En général, les termes comprennent le montant du loyer, la durée du bail, un état des lieux et l'utilité du bien, entre autres.
Durant les négociations, il est dans l'intérêt du locataire d'exiger un contrat de bail
Si vous recherchez un bien à louer à long terme, il est conseillé de solliciter les services d'une agence immobilière.
Le montant du loyer pour un logement meublé varie entre 304 USD et 592 USD par mois dépendant du nombre de pièces (chambre ou studio équipé). Du côté des appartements, les prix avoisinent facilement le 1690 USD. Par ailleurs, en fonction des options ajoutées et « prises en charge » par le propriétaire, le montant du loyer peut encore varier.
| Unité | Valeur | Année | Commentaire | |
|---|---|---|---|---|
| ZONE INDUSTRIELLE | USD | PRIX M2 / AN | ||
| Bonabéri | usd | 1,689 | ||
| Bassa | usd | 1,689 | ||
| Yaoundé Sud | usd | 1,013 | ||
| Ombé | usd | 0,844 | ||
| Garoua | usd | 0,591 | ||
| Bafoussam | usd | 0,506 - 0,675 | ||
| Bamenda | usd | 0,675 |
L’obtention d’un permis de bâtir est obligatoire avant d’entreprendre une construction au Cameroun. L’autorisation pour construire est délivrée par la mairie de votre commune ou par la communauté urbaine.
Avec la loi de 2004/003 du 21 avril 2004 régissant l’urbanisme au Cameroun et le décret 2008/0736/PM du 23 Avril 2008 fixant les règles d’utilisation du sol et de la construction au Cameroun, le processus d’obtention s’est considérablement raccourci et impose maintenant à l’administration de respecter un délai un délai maximum de 45 jours après dépôt du dossier pour répondre aux demandes reçues.
Par ailleurs, le Ministère en charge du développement urbain et de l’habitat édite un guide sur le permis de construire qui apporte des éclaircissements sur le cadre d’application qui fixent les règles d’utilisation du sol et de la construction.
Dossier de demande de permis de construire
Le formulaire de demande de permis de construire est à retirer à la mairie de la commune sur laquelle la construction est réalisée. Il doit être timbré (un timbre fiscal de 1000 FCFA et deux timbres communaux). Le dossier de demande est à établir en 5 exemplaires par le propriétaire du terrain ou un mandataire comme par exemple un architecte ou un entrepreneur rompu aux démarches administratives. Ce dossier comprend :
La production des plans nécessite de faire intervenir un architecte qui pourra également vous assister lors des démarches administratives.
Coûts pour la procédure de dépôt du permis de construire
Le dépôt du permis de construire nécessite de payer à la mairie de votre localité :
Au final, avec un dossier complet, l’administration devrait vous répondre favorablement dans les 45 jours comme la loi l’impose et délivrer le certificat de permis de bâtir.
Les travaux de construction doivent alors débuter dans un délai de 2 ans, ce qui laisse un peu de temps pour choisir un entrepreneur et sélectionner les professionnels qui interviendront sur le chantier.
Lorsque la construction est terminée, les services de la mairie délivrent un Certificat de Conformité qui valide que les travaux sont conformes à la description figurant dans le permis de construire.
Institutions compétentes
Le cadre légal
C’est la Loi n° 2013/011 du 16 décembre 2013 qui régit les zones économiques en république du Cameroun. Cette loi :
Une zone économique est un espace constitué d’une ou de plusieurs aires géographiques viabilisées, aménagées et dotées d’infrastructures, en vue de permettre aux entités qui y sont installées de produire des biens et des services dans les conditions optimales. Elle vise à concentrer, sur une ou plusieurs aires données, des activités ou des acteurs engagés dans des projets de développement économique et social.
Une zone économique est créée par décret du président de la République. Ce décret précise notamment :
Dans le cadre de la coopération bilatérale, une demande de création d’une zone économique peut également être introduite par des investisseurs étrangers organisés en Groupement d’Intérêt Économique (GIE). De même les chambres consulaires et les organisations patronales peuvent solliciter la création des zones économique pour le compte de leurs membres constitués en Groupement d’Intérêt Économique.
L'Agence de Promotion des Zones Économiques
La supervision et le développement des zones économiques sont assurés par l’Agence de Promotion des Zones Économiques (APZE).
L’administration d’une activité ou d’une entreprise dans une zone économique est subordonnée à l’obtention d’un agrément délivré par l’APZE selon des modalités fixées par voie règlementaire. L’APZE dispose d’un délai de soixante (60) jours à compter du dépôt de a demande d’agrément pour se prononcer. Passé ce délai, l’agrément est réputé accordé. Le refus d’agrément est motivé.
Cinq zones industrielles existent déjà : La zone industrielle de Ngaoundéré - la zone industrielle de Garoua - la zone industrielle de Bonaberi - la zone industrielle de Yaoundé Sud et la zone industrielle de Ombe.
Incitations
Autres dispositions
Le régime d’imposition ou régime fiscal est l’ensemble des règles qui régissent la taxation des bénéfices d’une entreprise et l’application de la TVA. En général, le régime d’imposition est déterminé à la création de l’entreprise. Il est attribué un régime de départ en fonction de la forme juridique et de l’objet de la société.
La législation fiscale camerounaise distingue trois régimes d’imposition en fonction du chiffre d’affaires, de la taille et de la forme juridique des entreprises. On distingue :
| Documents utiles | Code Général des Impôts 2022 Charte du contribuable |
| Institutions compétentes | Direction Générale des Impôts Ministère des Finances |
Les contribuables soumis à l’impôt libératoire sont ceux exerçant une activité commerciale, industrielle, artisanale ou agropastorale ne relevant ni du régime du réel, ni du régime simplifié, et dont le chiffre d’affaire n’excède pas 10 millions de XAF.
Le paiement de l’impôt libératoire dispense du paiement de la patente, de l’Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques et de la Taxe sur la Valeur Ajoutée sauf en cas de retenue à la source.
Le paiement de l’impôt libératoire se fait trimestriellement, au plus tard quinze jours après la fin du trimestre.
Les contribuables réalisant un chiffre d’affaire compris entre 10 millions XAF et 50 millions XAF relèvent du régime simplifié d’imposition (RSI). Les contribuables du régime du simplifié sont soumis essentiellement au paiement des impôts directs. Ce sont les impôts directement payés par le contribuable à l’état.
Les entreprises du régime du simplifié sont dispensés du paiement de la TVA sauf en cas de retenue à la source
Les contribuables réalisant un chiffre d’affaire supérieur à 50 000 000 XAF (50 millions de FCFA) relèvent du régime du réel. Les contribuables du régime du réel sont soumis au paiement des impôts directs et indirects.
En fin d’exercice, l’entreprise du régime du simplifié après examen de ses chiffres, peut demander un reclassement du simplifié vers le réel. Cette démarche est irréversible. Ce reclassement peut être fait de manière spontanée par l’administration fiscale pour faire basculer un contribuable du réel qui ne remplit plus les conditions d’assujettissement vers le régime simplifié.
Les entreprises au Cameroun sont soumises principalement à l’impôt sur les sociétés.
C’est un impôt direct sur les bénéfices réalisés par les personnes morales Il est prélevé sur l’ensemble de ces bénéfices. Il est assis sur une période de douze (12) mois, correspondant à l’exercice budgétaire.
Toutefois, les entreprises qui commencent leurs activités dans les six (06) mois qui précédent la fin de l’exercice budgétaire sont autorisées à arrêter leur premier bilan sur dix-huit (18) mois.
Les redevables de l’Impôt sur les Sociétés sont les personnes morales, et notamment :
Le taux de l’Impôt sur les Sociétés est de 30 %, majoré de 10 % au titre des Centimes Additionnels Communaux.
Les redevables de l'impôt sur les Sociétés et les personnes exonérées sont tenus de souscrire une déclaration des résultats réalisés au cours de la période servant de base à l’imposition au plus tard le 15 mars de chaque année.
L’impôt est acquitté par acomptes mensuels équivalents à 2.2 % du chiffre d’affaires mensuel pour les entreprises du régime du réel et 5.5% pour les autres régimes soumis à l’IS au plus tard le 15 du mois suivant celui de réalisation des opérations. Le solde doit être régularisé dans les mêmes délais que la déclaration de résultats.
Les assujettis doivent tenir et conserver les documents comptables prévus par le Droit comptable OHADA.
| TAUX | Impôt / Benefice | IRCM |
|---|---|---|
| Grande | 40 % | 15 % |
| PME | 23 % | 12 % |
| TPE | 22% | 8 % |
| Institutions compétentes | Ministère des Finances Direction Générale des Impôts |
L’impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP) est un impôt direct assis sur les gains réalisés par toute personne physique.
Il est dû par toute personne physique qui a son domicile fiscal au Cameroun ou qui réalise des revenus de source camerounaise. Sont ainsi concernés :
Les catégories de revenus imposables à l'IRPP
Les exonérations en matière de l'IRPP
Il existe des exonérations suivant les catégories de revenus.
Exemples :
Toute personne qui verse des revenus au titre de salaires, traitements, indemnités, émoluments, pensions et rentes viagères dans le cadre d’une activité exercée au Cameroun est tenue d’opérer des retenues sur salaires.
Seuls les salaires d’un montant égal ou supérieur à 62 000 XAF supportent une retenue à la source au titre de l’IRPP. Les personnes ayant des revenus inférieurs à ce montant sont exonérées de ladite retenue.
Les employeurs sont tenus de reverser les retenues opérées au Trésor Public au plus tard le 15 du mois suivant celui au cours duquel le revenu a été mis à la disposition du personnel.
Base d'imposition et liquidation de l'IRPP
La base d’imposition est constituée par le revenu net global (somme de tous les revenus nets catégoriels), dont a disposé le contribuable au cours d’une année fiscale, après un abattement forfaitaire d’une somme de 500 000 XAF.
Le montant de l’impôt dû s’obtient en appliquant le barème suivant sur le revenu net global arrondi du contribuable :
| De 0 à 2 000 000 | 10% |
| De 2 000 001 à 3 000 000 | 15 % |
| De 3 000 001 à 5 000 000 | 25 % |
| Plus de 5 000 000 | 35 % |
C’est un impôt sur la consommation prélevée sur la dépense. Le taux de la TVA au Cameroun est de 19,25%.
La TVA supportée par l’entreprise pour l’achat des différentes
composantes ayant servi à la production de son bien lui sera déduite par l’État. On dit que la TVA déductible grève les achats. Chaque
producteur, même dans l’hypothèse d’une chaine multiple, ne prend donc en
compte que le coût d’achat HT des biens de production au moment de fixer le
prix de vente avant d’y rajouter la TVA.
Le taux général de la TVA au Cameroun est de 17,5 % (19,25 % avec les centimes additionnels communaux) depuis 2005. Il existe un taux zéro qui s’applique aux exportations des produits imposables et à toutes les opérations réalisées avec les entreprises situées dans la zone franche industrielle et les points francs.
Quelles sont les obligations déclaratives ?
Toute personne assujettie à la TVA est tenue de souscrire auprès de l’Administration Fiscale :
Seules sont soumises à la taxe sur la valeur ajoutée,
les personnes physiques et morales imposables selon le régime réel et
auxquelles ne sont pas appliquées les exemptions prévues par la loi
fiscale.
La patente (aussi appelée contribution des patentes) est un impôt direct, payable annuellement par toute personne physique ou morale exerçant une activité commerciale, industrielle ou toute profession à but lucratif non exemptée de cet impôt. Cet impôt est perçu au profit des collectivités locales (mairies et FEICOM)
Elle est calculée sur la base du chiffre d’affaires et est due par les contribuables du régime simplifié et du réel. Les nouvelles entreprises sont exonérées de la patente les deux premières années de leur exploitation.
Toutefois, les entreprises de transport (interurbain de personnes, de marchandises) et les gérants de stations-service non propriétaires de la marchandise ont un régime de patente à part, puisque la patente est alors établie soit en fonction du nombre de places, soit en fonction de la charge utile du véhicule, soit en fonction du montant de la marge accordé par les marketers.
Les activités des organisations non gouvernementales et des groupements d’intérêt commun sont considérées comme activités à but non lucratif lorsque ces derniers sont reconnus d’utilité publique par décret et lorsque l’accès aux services qu’ils offrent est gratuit.
Les entreprises nouvelles sont exonérées du paiement de la patente pendant la première année de leur exploitation. Pour la mise en œuvre de cette mesure, il faut entendre par « entreprise nouvelle » celle qui est immatriculée au registre du commerce l’année considérée et qui se présente au service des impôts pour la première immatriculation. Sur la base d’une demande introduite par cette catégorie d’entreprises, le chef de centre des impôts de rattachement (CDI, CIME, DGE, etc.) délivre une patente portant la mention « EXONERE » qu’elles peuvent faire valoir dans leurs différentes transactions
Ne sont pas considérées comme entreprises nouvelles pour le bénéfice de cette mesure :
De même, les entreprises nouvelles demeurent soumises aux autres formalités entourant la création d’un dossier fiscal dans leur centre de rattachement, notamment la localisation, l’immatriculation, le paiement de divers droits.
Le Droit d’accises est un impôt ad valorem assis sur la dépense de consommation et perçu lors de la livraison sur le marché local de certains produits spécifiques.
Quels sont les produits soumis au droit d’accise ?
Quel est son fait générateur ?
Il est constitué par :
Quand est-ce qu’il est exigible ?
Le droit d’accise est exigible à la livraison des biens ou lors de la déclaration d’importation.
Quel est le taux du droit d’accise ?
Le taux général du droit d’accise est de 25%. Ce taux n’est pas majoré de 10 % au titre des centimes additionnels communaux.
Le taux réduit de 12,5 % s’applique aux véhicules de tourisme d’une cylindrée supérieure à 2000 cm3 et aux boissons gazeuses.
| Documents utiles | Code général des impôts |
Plusieurs taxes sont recouvrées à l'entrée des marchandises dans le territoire douanier national. Parmi les principales il y a :
Le Code des Douanes a prévu certains régimes économiques tels que : le perfectionnement actif et passif, le drawback, afin d'alléger la tâche des industriels
Le Cameroun appartient à la Communauté Économique et Monétaire de
l'Afrique Centrale (CEMAC qui regroupe les pays suivants : Cameroun,
Congo, Gabon, Guinée Équatoriale, Centrafrique et Tchad). Les pays tiers
à la CEMAC acquittent, quel que soit leur point d'entrée dans la CEMAC,
des droits et taxes définis suivant le Tarif Extérieur Commun (TEC).
Les taux de douane applicables sont fonction de la catégorie à laquelle
appartient le produit importé :
Pour
déterminer la catégorie de votre produit, vous pouvez consulter la
Nomenclature Douanière en vigueur au Cameroun (conforme au Système
Harmonisé).
Les tarifs des douanes de la CEMAC
Il ne s’applique qu’aux produits d’origine communautaire. Son taux est aujourd’hui de 0 %. Il a été instauré par acte N° 7/93-UDEAC-556-CD-SE1 du 21 juin1993 et remplace le tarif unique (TU). Il vise à amplifier le volume des échanges intra-communautaires.
| tax base | |
| tax rate (case No.1) |
| Documents utiles | Code Douanes CEMAC Tarif des douanes nomenclature |
| Institutions compétentes | Direction Générale des Douanes |
Ce régime vise à encourager les entreprises à aller sur le marché financier afin de favoriser :
Les avantages fiscaux accordés sont :
Ces régimes réservent un traitement fiscal préférentiel aux entreprises agréées qui réalisent des investissements productifs au Cameroun.
Les avantages consacrés ici sont :
Pour être éligible, les entreprises doivent :
Les avantages fiscaux accordés sont :
Ce régime offre des facilités fiscales aux entreprises dans le cadre de la réalisation de grands projets infrastructurels d’envergure en partenariat avec une personne morale de droit public.
Les avantages fiscaux accordés dans le cadre des contrats de partenariat public-privé sont :
Ces différents régimes s’inscrivent dans le cadre de la promotion des activités du secteur extractif. Il s’agit plus précisément des avantages visés dans les différents codes dudit secteur de l’économie extractive, que sont :
Les avantages octroyés par ces régimes sont essentiellement :
Le cadre légal comprend : la loi N° 2013/004 du 18 avril 2013 fixant les incitations à l'investissement privé en République du Cameroun; et la loi N° 2002/004 du 19 avril 2002 portant Charte des Investissements en République du Cameroun.
Les Etats de l’OHADA (Organisation pour l'Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires) offrent aux investisseurs des garanties d’ordre normatif et judiciaire. D’un point de vue normatif, le législateur communautaire a prévu des règles modernes applicables aux sociétés, depuis leur création jusqu’à leur faillite. Parmi les Actes uniformes en vigueur, trois sont particulièrement importants. Premièrement, l’Acte uniforme relatif au droit des sociétés commerciales et du groupement d’intérêt économique édicte le cadre des activités économiques. Ensuite, pour assurer la ponctuelle exécution des engagements, les investisseurs peuvent prendre des garanties réelles ou personnelles grâce à l’Acte uniforme sur les sûretés. Enfin, le troisième Acte uniforme essentiel, dont dépend l’efficacité des autres, porte sur l’organisation des procédures simplifiées de recouvrement et des voies d’exécution.
Tous les Actes uniformes adoptés présentent le net avantage d’être obligatoires et d’application directe dans l’ordre juridique interne des États de l’OHADA. Toute disposition législative ou réglementaire nationale ayant le même objet que les Actes uniformes est donc abrogée.
La protection de l’investissement au Cameroun est garantie dans les dispositions de la Charte des Investissements, notamment les Accords Internationaux et Sous-régionaux ratifié par l’Etat camerounais. Elle trouve aussi son application dans le bénéfice des dispositions de la Loi N° 2013 / 004 du 18 avril 2013 fixant les incitations à l’investissement privé en République du Cameroun.
Elle a pour objectifs de favoriser, de promouvoir et d’attirer les investissements productifs en vue de développer les activités orientées vers la promotion d’une croissance économique forte, durable et partagée, ainsi que de l’emploi.
Les dispositions de cette loi s’appliquent aux opérations d’investissement relatives à la création, à l’extension, au renouvellement, au réaménagement d’actifs et/ou à la transformation d’activités.
L’investisseur qui sollicite l’octroi des avantages prévus par la présente loi est tenu de se conformer à l’ensemble des dispositions législatives et réglementaires qui lui sont applicables.
| Documents utiles | Charte des investissments Reformes pour amelioration du climat des affaires au Cameroun. |
L’investisseur est soumis au régime de change de la République du Cameroun (Art. 12) de la Loi n° 2013/004 du 18 avril 2013 fixant les incitations à l'investissement privé en République du Cameroun. Sous réserve du respect des obligations qui lui incombent, notamment en matière de régime de change et de législation fiscale, l’investisseur bénéficie des avantages suivants :
Le personnel expatrié employé par l’investisseur et résidant en République du Cameroun bénéficie de la libre conversion et du libre transfert dans son pays d’origine de tout ou partie des sommes qui lui sont dues, sous réserve de l’acquittement préalable des impôts et cotisations divers auxquels il est assujetti, conformément à la réglementation en vigueur.
La législation camerounaise garantit la protection des droits de propriété industrielle ainsi que
des droits d’auteur grâce à des textes de lois qui sont conformes aux standards internationaux.
En matière de droit d’auteur, le Cameroun dispose d’une législation nationale, la loi n°2000/011 du 19
décembre 2000, en plus de l’Annexe 7 de l’Accord de Bangui.
Le Cameroun fait partie d’un système de délivrance de titres régionaux qui, déposés dans l’un des
17 pays sera délivré et procurera une protection territoriale sur l’ensemble de ces pays.
Pour tout litige en matière de propriété intellectuelle, même s’il s’agit d’un titre régional, celui-ci
sera porté devant la juridiction nationale camerounaise. Le titulaire d’un droit de propriété
intellectuelle pourra ainsi intenter une action en contrefaçon devant les juridictions civiles
(réparation du préjudice subi) et pénales (sanction des agissements illicites).
La contrefaçon affecte tous les pans d’activité : produits alimentaires, produits pharmaceutiques et
parapharmaceutiques, produits cosmétiques, matériel électrique, pièces détachées automobiles, sans
oublier le secteur du textile, les jeux/jouets, et tous les produits high-tech (que ce soit du matériel ou
des supports contrefaisants).
| Documents utiles | Loi n°2000/011 du 19 décembre 2000 relative au droit d’auteur et aux droits voisins |
A ce titre, elle reçoit un traitement égal à celui des personnes physiques ou morales camerounaises, dans le respect des dispositions légales et réglementaires concernant l'établissement des étrangers, ainsi que des dispositions des traités et accords conclus par le Cameroun avec les Etats dont ils sont ressortissants.
Elle jouit également, dans le respect des lois et règlements en vigueur, des droits de toute nature en matière de propriété, de concessions et d'autorisations administratives.
Nulle expropriation, nationalisation ou réquisition d'une entreprise régulièrement établie ou de ses biens ne peut avoir lieu sans que l'Etat n'ait engagé au préalable la procédure de déclaration d'utilité publique la justifiant et sans une indemnisation préalable, juste et équitable, fondée sur une évaluation adéquate de l'entreprise ou de ses biens, objet d'un tel acte, par un tiers indépendant.
L’État Camerounais est partie à des accords tant bilatéraux que multilatéraux en matière de garantie des investissements. Il a adhéré notamment :
L’État Camerounais dispose, grâce à son appartenance à l’espace OHADA, d’un mécanisme d’arbitrage, tant ad hoc
qu’institutionnel, s’inspirant des instruments internationaux les plus performants tels la loi-type de la commission des Nations Unies pour le droit commercial international de 1985 et le règlement d’arbitrage de la chambre
de commerce internationale de 1998
L’État Camerounais est partie à l’accord de partenariat ACP-CE du 23 juin 2000 qui prévoit un mécanisme d’arbitrage
pour le règlement des différends entre Etats Afrique-Caraïbes-Pacifique (ACP) et entrepreneurs, fournisseurs ou
prestataires des services, liés à un financement du fonds européen de développement (FED).
Le Cameroun est signataire des accords de propriété intellectuelle suivants :
Le Cameroun est une économie essentiellement libéralisée avec de nombreuses ressources naturelles inexploitées. Les considérables ressources naturelles (on note une variété de climats, de reliefs, de sols et d’écosystèmes d’où son surnom d’ « Afrique en miniature ») et humaines du Cameroun représentent une forte suggestion aux potentiels investisseurs et constituent des atouts indéniables à la promotion des investissements privés. En effet, le Cameroun présente les avantages tels que :
Le tissu économique du Cameroun repose sur une gamme très variée de ressources :
Le Cameroun, pays d’une superficie de 475 442 km2, est situé au cœur de l’Afrique, au fond du Golfe de Guinée. Bien qu’est ouvert sur l’Atlantique sur une côte de 600 km et partageant à l’Ouest une longue frontière avec la République Fédérale du Nigéria, pays appartenant au groupe des pays de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le Cameroun fait partie des pays de l’Afrique Centrale et est frontalier à l’Est avec cinq 5 pays de cette vaste zone économique (Tchad, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée Equatoriale). Il apparaît dès lors comme un carrefour géostratégique privilégié entre l’Afrique Centrale et l’Afrique de l’ouest.
Cet emplacement géographique exceptionnel se double d’une proximité culturelle à la fois avec les mondes anglophone (Nigéria) et francophone (Afrique Centrale) ; ce qui découle de la connaissance assez répandue de l’anglais et du français, ses langues officielles.
L’appartenance à la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC), à la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), et les échanges commerciaux intracommunautaires permettent au Cameroun de bénéficier d’un marché estimé à plus de 300 millions de consommateurs, si l’on intègre le Nigéria, la République Démocratique du Congo et le Soudan.
Le secteur agricole occupe une place de choix dans l’économie camerounaise par une participation majeure de 14,1% au PIB et une forte employabilité près de 70% de la population active en 2008. En outre, il représente plus de ¾ des exportations du secteur primaire causés par la forte embellie des productions vivrières. Cependant, le diagnostic de ce secteur montre que malgré ses atouts indéniables, le Cameroun recèle un grand potentiel agricole dont la productivité reste en deçà des possibilités réelles.
Les principale filières de production sont :
Pour réaliser les objectifs de développement de ces filières, le Cameroun est déterminé, dans le cadre de sa politique de croissance, à mener des actions fortes afin de faciliter la tâche aux opérateurs économiques. En effet, en dehors de la réalisation de nombreux programmes et projets de développement des filières prioritaires, le processus d’identification et d’aménagement des zones agro-pastorales est actuellement bouclé par le Ministère en charge des affaires foncières. Aussi, un régime de zone franche industrielle a-t-il été créé pour faciliter l’installation des agro-industries exportatrices, et des mesures fiscalo- douanières prises en vue de garantir la disponibilité des intrants et des équipements agricoles.
Des opportunités d’investissements existent dans les domaines de : la production et la commercialisation des intrants agricoles (engrais et pesticides) et des équipements agricoles, la production des cultures intensives, la conservation et la transformation locale des produits agricoles. Le développement de ces industries sera d’un grand impact, eu égard aux marchés national et sous/régional, et aux grandes capacités de la base productive.
Le Cameroun dispose du deuxième plus grand massif forestier du Bassin du Congo. Le secteur forestier est le troisième secteur économique après les hydrocarbures et l’agriculture. Mais il peut renforcer ce positionnement avec la transformation plus poussée du bois et l’exploration à fonds des énormes potentialités dont il regorge ; produits forestiers non ligneux, produits spéciaux etc.
Avec un volume de 2,3 millions de m3 de bois exporté, le Cameroun est l’un des pays d’Afrique disposant de la plus importante production de bois. Cette production est réalisée malgré une faiblesse effective de son industrie de transformation du bois. Cette situation n’a pas connu un changement notable depuis 2011.
L’analyse de la chaine des valeurs du secteur de la transformation fait une projection de l’évolution de l’offre et de la demande des débités sur le marché national, actuellement dominé par la filière informelle du sciage composé majoritairement de bois scié à la tronçonneuse de moindre qualité.
| Documents utiles | Foret et Faune - Faits & Chiffres DEC 2019 |
La production électrique est de 722 MW par 3 barrages hydro-électriques. La production d'énergie thermique 298MW et le coûte très chère. L’amélioration des sources d’énergie locale permettrait de réduire considérablement les futures dépendances d’importation de diesel. Le nombre d’emplois potentiel de ce secteur est de 5- 10.000 emplois
Le Cameroun dépend à 95% de l’énergie hydraulique pour satisfaire ses besoins ; le taux d’accès à l’énergie électrique est de (48%). La disponibilité d’une énergie accessible à tous au niveau des factures et stable est capital pour tous les autres secteurs de l’économie
Opportunités commerciales
Compétitivité
| Quelle est la procédure ? | Investir au Cameroun |
| Institutions compétentes | Agence de Promotion des Investissements |
Le Cameroun importe environ les minerais (sous diverses formes) d’une valeur de 123,6 millions de dollars par an, ce qui entraîne un déficit commercial d’à peu près 118,7 millions de dollars. Des investissements supplémentaires dans le secteur minier augmenteront la croissance annuelle de l'économie.
L’énergie, les métaux, les granulats revêtent une importance capitale dans le développement des autres secteurs – énergétique, infrastructurel, construction, production, verrerie, etc
Opportunités commerciales
Compétitivité
| Quelle est la procédure ? | Investir au Cameroun |
| Institutions compétentes | Agence de Promotion des Investissements |
Le potentiel minier connu sur les 40% du territoire où les recherches ont été menées peut être schématiquement présenté sur la carte des ressources minérales ci-dessous :
Ce potentiel minier est principalement situé dans les 40% du territoire national, ou l’exploration a été menée. Il reste à faire des recherches sur les 60% restant.
L’exploitation de ces ressources va favoriser l’éclosion du secteur minier qui, véritablement, va se positionner comme moteur de la relance de la croissance.
« Par ailleurs, le développement du secteur minier par ses effets d’entraînement sur le secteur rural et par son importance relative dans la structure économique du pays, constitue un point d’ancrage important autour duquel peut s’articuler la création de richesses et des emplois, ainsi que la lutte contre la pauvreté »
| Institutions compétentes | MINISTERE DES MINES, DE L’INDUSTRIE ET DU DEVELOPPEMENT TECHNOLOGIQUE DU CAMEROUN |
Le Cameroun importe 50% de sa consommation totale de gaz. Le développement de ce sous secteur pourrait avoir des incidences sur la Balance Commerciale. Le potentiel d’emploi de ce secteur est de 20.000 emplois
L’énergie, les métaux, les granulats revêtent une importance capitale dans le développement des autres secteurs– (énergétique ( centrale thermique de Kribi), infrastructurel construction, production
Opportunités commerciales
Compétitivité
Les produits pétroliers constituent un élément essentiel dans l’économie et l’exploitation des gisements actuels génère un excédent commercial d’environ 51.000 barrils par jour
La vente du pétrole ( brut et raffinée) représentent environ 57 % du taux total des exportations du pays, soit 1,6 milliards dollars. Le potentiel d’emploi de ce secteur est de 20.000 emplois. Les retombées de l'exploitation du pétrole vont dynamiser le développement social et infrastructurel.
Opportunités commerciales
Compétitivité
Les projets de transport (construction et réfection des routes, ponts, aéroports et puis construction des routes et chemins de fer reliant le pays aux États voisins) augmentera les importations non seulement à court terme, mais également à long terme. En plus, elles réduiraient considérablement les coûts des marchandises importés et faciliterait l’exportation de tous nos produits.
Le secteur du transport compte pour 6% dans l’INB du Cameroun, 53% de ces revenues provient du transport routier qui emploie par ailleurs 88% du personnel opérant dans ce secteur. Au cours de la phase de construction, plusieurs nouveaux emplois seront créés: soit dix milles et plus de 6000 autres au cours de la phase d’entretien
Un aperçu du réseau routier permet de constater qu'environ 26% des routes pavées sont en bon état; 26% sont en mauvais état; et 48% dans un état de délabrement avancé. Cet état de choses est à l’origine de la flambée des prix dans les secteurs du transport routier et a une incidence négative sur l’exportation
La grande demande en termes de transport local et sous régional, de routes et aéroports nationaux démontrent que les usagers ne pourront pas faire face aux prix, cependant, ils préfèrent payer pour des services aériens et ferroviaires internationaux
Compétitivité
Perspectives d’investissements
Plusieurs investisseurs transnationaux ont investi dans des projets infrastructurels similaires au niveau de la région. Le gouvernement a annoncé un mécanisme de Partenariat Public Privé (PPP) au potentiel considérable
Situé à la charnière de l’Afrique Occidentale et Orientale, et s’étirant du fond du Golf de Guinée jusqu’au Lac Tchad, le Cameroun présente une grande diversité de ressources touristiques. Ceci tient à la variété de son relief, de son climat, de sa faune, de sa flore, ainsi que de ses hommes et leurs traditions. Plusieurs formes de tourisme peuvent ainsi être développées sur toute l’étendue du territoire national pour le bonheur des visiteurs, qui sont attendus tout au long de l’année
Des traditions vivaces
La population du Cameroun est une mosaïque de près de 250 groupes ethniques aux coutumes et traditions variées, qui se reflètent dans leurs modes de vie.
Le tourisme culturel tire sa richesse de la diversité que l’on retrouve dans l’art de vivre, l’architecture traditionnelle, le folklore, la cuisine. Ceci pourrait également se justifier par un riche patrimoine colonial, constitué de monuments et autres vestiges, auxquels il faut ajouter le bilinguisme institutionnel (français et anglais).
Plage naturelles
Avec ses 400km de côte, le Cameroun offre aux amateurs du tourisme balnéaire la possibilité de passer des vacances de rêve sur des plages naturelles. Agrémentées d’un paysage pittoresque, constitué de baie, d’îlots et de mangroves. Sans oublier les merveilleuses chutes qui se jette directement dans l’océan atlantique à Kribi.
Les cités balnéaires de Kribi au Sud et à Limbé dans le Sud-ouest, sont par ailleurs dotées d’une infrastructure hôtelière aux normes internationales.
Safari et chasse
Le Cameroun compte plusieurs parcs nationaux dont le plus célèbre et le mieux aménagé est le parc de Waza, situé dans l’Extrême-nord. Ces parcs, ainsi que les nombreuses réserves que l’on retrouve surtout dans la partie sud du pays, possèdent la quasi-totalité de la faune africaine (éléphants, lions, panthère, buffles, antilopes, hippopotames, hyènes, gorilles, damalisques, guépards, etc.…).
Autour de certains parcs nationaux, sont aménagées des zones de chasse ouvertes entre décembre et mai.
Ecotourisme
L’intégration des préoccupations environnementales dans les projets d’aménagement touristique a conduit au classement et à la protection de certains sites naturels à des fins scientifiques, écologiques et touristiques. L’on peut citer notamment :
Tourisme sportif et équestre
Le Cameroun est connu à travers le monde, comme nation de Foot ball, mais d’autre sports sont en voie d’émergence tels que :
Tourisme d’affaire et de congrès
Les villes de Yaoundé et de Douala, avec leurs infrastructures de standing international tels que des salles de conférences, des aéroports internationaux, ainsi que des hôtels de classe internationale sont propices à la promotion du tourisme de congrès et affaires.
| Institutions compétentes | Ministère du Tourisme et des Loisirs |
Le Cameroun a mis en place en 2006 une réglementation sur les partenariats public privé dans sa loi n° 2006/012 du 29 décembre 2006 fixant le régime général des contrats de partenariat.La loi s’adresse aux PPP à paiement public, mais dans les faits elle s’applique également aux PPP concessifs et notamment les contrats de type BOT (build-operate and transfer) promu par le gouvernement. Une loi de 2008 précise le régime fiscal appliqué aux contrats de partenariats.
Principaux avantages pour les investisseurs :
Le
Cameroun bénéficie des avantages issus des différents accords commerciaux tels
que : l’Accord
de Partenariat Économique (APE) conclu avec l’Union européenne (UE) - les accords ACP-UE et de l’initiative européenne - l’AGOA
| Date | ||
|---|---|---|
| Dénomination officielle | République du Cameroun | |
| Superficie | 475 440 km2 | |
| Capitale | Yaoundé | |
| Population en 2017 | 23 248 044 | |
| Population active | 9 332 000 | |
| Subdivisions administratives | 10 régions | |
| Monnaie | Francs CFA (1Euro =655,957FCFA) (cours fixe) | |
| Langues officielles | Français et Anglais | |
| Taux d'alphabétisation | 67,9 % | |
| PIB par habitant | 3 200 $ en 2015 |